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Jocaste : presse

" Jocaste traite à travers un audacieux jeu d'allers-retours entre la conscience et l'inconscient d'une femme et de la culpabilité féminine.
Qu'en est-il du droit de la femme à s'accorder une pause sans provoquer une remise en question de sa vie ? Une simple pause dans la course effrénée de la vie des personnages qu'elle doit incarner dans le même temps, au cours de son existence, sans fausse note : la fille parfaite qui prend soin de sa mère, la mère irréprochable qui ne doit pas oublier l'anniversaire de son enfant et enfin la femme-maîtresse, qui doit satisfaire son mari...
Pas facile dans ce méli-mélo de s'y retrouver et de savoir qui l'on est vraiment. Et pas question de faiblir, sous peine d'être traitée immédiatement de fille ingrate, de mère indigne, de mauvaise épouse ou de dépressive !
Lola Molina, l'auteure de cette pièce invite la salle, dans un voyage initiatique à travers les univers d'une femme d'aujourd'hui, à une réflexion philosophique. Une relation intime s'installe rapidement entre les personnages et les spectateurs grâce à la mise en scène de Lélio Plotton, qui favorise la proximité.
D'ailleurs, après le spectacle, le temps consacré au débat fut une intéressante confrontation de l'imaginaire de chacun ! Un sujet qui intrigue, une prise de risques, dans le choix d'une structure non linéaire réussie, et un rythme dynamique qui accapare l'attention. "

"Jocaste ou le lourd héritage féminin", article de Sidonie Mars, Le Dauphiné Libéré, 13 mars 2011.



" L’écriture de Lola Molina est assez captivante. Elle assemble les mots concis et les justes silences pour guider le spectateur et l’inclure dans son son univers, en lui laissant une belle part de mystère où son imagination peut s’engouffrer. Nous avons tout l’espace de voir entre les lignes sans pour autant être abandonnés.
Lélio Plotton met en scène l’étrangeté. Il accentue la confusion entre la part réelle et la part onirique du texte en basculant de l’une à l’autre presque insensiblement. Il organise pourtant des espaces très différents, mais les impose avec tellement de douceur que l’on n’est jamais certain de là où l’on se trouve. Évènement ou fantasme, la vérité se situe sans nul doute entre les deux. L’étrangeté apparaît aussi dans la manière de parler des comédiens, plutôt lente, posée et mordante. [...]Pauline Sotto, la comédienne protagoniste, sait particulièrement maintenir notre attention et faire en sorte que l’on ait de l’intérêt pour cette femme universelle et son désir de « bouger ». "

"Etrange « Etre-femme » ", article de Claire Néel, Site Les Trois Coups, 24 janvier 2009.