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Les corbeaux sont les gitans du ciel

De Alexandre Romanès.

Lecture / Spectacle de Lélio Plotton


La parution en novembre 2016 des souvenirs d’Alexandre Romanès est un événement littéraire et artistique. Dans ce recueil, l’artiste revient sur ses souvenirs d’enfance, le cirque dans lequel il a grandit, la culture tzigane, sa rencontre déterminante avec la poétesse Lydie Dattas, puis les amitiés avec Jean Genet et Christian Bobin, et enfin la rencontre avec Délia Romanès et la création du Cirque tzigane Romanès. Le récit est construit en petits chapitres courts, chacun rapporte le souvenir d’un événement, d’un personnage qu’il a connu.
La lecture-spectacle, composée en grande partie des textes de l’autobiographie Les corbeaux sont les gitans du ciel, propose une ballade dans les souvenirs d’Alexandre Romanès. Des poèmes et de courtes anecdotes issus de ses trois précédents livres parus chez Gallimard répondent aux souvenirs.

" Avec cette lecture, je veux faire découvrir le parcours incroyable d’Alexandre Romanès mais aussi faire entendre sa découverte de la littérature et de la poésie, et donner à entendre ce qu’il rapporte de la pensée tzigane. Sa plume est vive, les souvenirs sont souvent très drôles, plein de tendresse envers le jeune homme qu’il a été. Son regard sur le monde est toujours frappant et il remet en question et en perspective beaucoup de nos habitudes de vie.
Des virgules sonores, faites en direct sur scène viendront ponctuer le récit : musique, bruitages, qui laissent aux spectateurs le temps de savourer les souvenirs – pour ne pas dire les aventures – d’Alexandre Romanès. "
Lélio Plotton, Note d'intention de la lecture-spectacle


Teaser audio par Lélio Plotton




Textes d'Alexandre Romanès :
Les corbeaux sont les gitans du ciel - souvenirs , Editions de l'Archipel, 2016.
Paroles perdues, Gallimard, 2004.
Sur l’épaule de l’ange, Gallimard, 2010.
Un peuple de promeneurs, Gallimard, 2011.


« On répétait tous les jours de la semaine. Un jour que je traversais le campement tsigane de Nanterre en voiture, je roulais sur un chemin bordé de petites caravanes délabrées. Une jeune femme est passée devant ma voiture. J’ai ouvert la vitre et lui ai demandé comment elle s’appelait et ce qu’elle faisait. Elle me répond avec un fort accent de l’Est : « Je m’appelle Délia et je fais la misère sur le terrain. » Elle m’a longuement regardé dans les yeux : « Je ferais bien la misère avec toi. » J’ai ouvert la portière de la voiture. Elle est montée et on est partis. »
Extrait de Les corbeaux sont les gitans du ciel de A. Romanès