ADENO NUITOME

SPECTACLE

ELLE est autrice. LUI est créateur lumière. Ils ont été frappés par l’existence de la maladie et de la mort à tout juste trente ans. Ils quittent Paris, s’arrachent à la ville pour se plonger dans la nature, au cœur de la forêt. Elle devient la reine d’un monde végétal. Il l’abreuve de ses histoires de tournées. Ils s’inventent un retour à la vie sauvage. ELLE et LUI traversent la nuit cancéreuse et amoureuse, l’Adeno Nuitome.
Une plongée sensible dans la création et la beauté d’une folle histoire d’amour.

Si seulement écrivain ça ressemblait plus à chanteur de rock,
si les mots donnaient envie de se désaper et de danser, juste sauter sur place et hurler,
comme j’aimerais ça moi aussi.

GÉNÉRIQUE

CRÉATION 2021

Texte : Lola Molina / Mise en scène : Lélio Plotton
Avec : Charlotte Ligneau et Antoine Sastre
Scénographie : Adeline Caron
Création sonore : Bastien Varigault
Création vidéo : Jonathan Michel
Création lumières : Maurice Fouilhé
Composition guitare : Julien Varigault

Production et diffusion collectif&compagnie
Production Estelle Delorme
Diffusion Géraldine Morier-Genoud

Relations presse : Francesca Magni

Crédits photo : Jonathan Michel

DATES

8, 9 avril 2021 à 15h : CDN Orléans / Centre Val de Loire

Mai 2021 : présentation lors de la journée R.I.D.A. (ONDA)

6 > 25 juillet 2021 : La Manufacture, Avignon : 21h10

1, 2 décembre 2021 : Halle aux Grains, scène nationale de Blois

23 février 2022 : Centre Culturel Albert Camus, Issoudun

NOTES D'INTENTIONS

Nous créons sur scène le cœur de la forêt qui les abrite, et au milieu des herbes folles et de la nature sauvage nous formons des bulles « naturalistes » : son bureau d’écriture, le tapis du salon, le banc dans le jardin.
C’est dans cet endroit fantasmagorique qu’elle trouve le moyen de parler, survivre et écrire.
L’espace est baigné de lumière et de couleurs.
La scénographie et la vidéo plongent les acteurs dans la nature. Ils se fabriquent une tanière, comme deux animaux blessés. Une multitude de bouquets d’herbes sauvages couvrent la scène. Graminées, fleurs de carottes, fleurs de lin, herbes pourpres. Ce sont les herbes de leur prairie, peut-être aussi se sont-ils mis à faire des boutures et des expériences botaniques ?
La vidéo prolonge la nature avec trois surfaces verticales de projection. Décor réel et mental dans lequel évoluent les personnages, la vidéo fonctionne comme une toile peinte mouvante. Gros plans de fleurs, de plantes, de rivière, ralentis et colorisés, la nature est d’une beauté tantôt majestueuse tantôt inquiétante. Méconnaissable parfois.
Les acteurs font et défont ce champ d’herbes folles. On y découvre des espaces de vie réalistes. Les scènes du quotidien s’entrechoquent avec les échappées poétiques.
Le texte est baigné de culture rock. Nous créons une bande originale. L’univers sonore suit l’état intérieur des personnages, il est constitué d’une ligne mélodique fonctionnant comme un leitmotiv, tantôt épuré tantôt orchestré et qui se teinte parfois de guitares électriques.
Cette traversée est lumineuse et colorée. Il y a énormément de violence dans leur histoire, dans leur amour, dans leurs sentiments. Derrière la poésie et le lyrisme, c’est un ouragan qu’ils affrontent. Ils se débattent, ils luttent ! Il y a de l’espace et de la circulation dans ce spectacle, il y a du mouvement parce qu’ils sont traversés par la maladie et la mort et qu’ils redeviennent presque sauvages pour y résister.

Lélio Plotton.

 

« Adeno Nuitome » est le terme poétiquement scientifique que j’invente pour parler du cancer de la jeune femme du texte.
Le texte est une suite d’impressions, de touches sensibles prélevées sur leurs dialogues, des paroles plus intérieures dans laquelle l’autre peut intervenir ou être imaginé.
Il y a la forêt, la nature qu’ils découvrent et dans laquelle ils vont vivre une expérience radicale d’éloignement de leurs milieux d’origine. Il y a de l’isolement inspiré de Thoreau ou des zadistes dans leur installation à la campagne.
ELLE et LUI vont interroger les liens entre création, mort et nature. Sont-ils indissociables ? Que faut-il traverser ? Comment pourrait-ELLE ne pas lier son état de création et sa traversée de la mort ? Et ELLE va lier écriture et maladie, raconter l’intime et le secret de l’augmentation des cancers chez la personne jeune, comme d’autres écrivains avant elle ont écrit sur d’autres maladies ou approches de la mort – je pense à Hervé Guibert ou Jean-Luc Lagarce. 

Lola Molina.

INFORMATIONS DE PRODUCTION

PRODUCTION
Compagnie Léla

COPRODUCTION
Halle aux Grains – Scène nationale de Blois, CDN Orléans / Centre Val de Loire, Centre Culturel Albert Camus – Issoudun.

SOUTIENS
D.R.A.C. Centre – Val de Loire, Région Centre – Val de Loire, Maison de la Culture – scène nationale de Bourges, La Chartreuse – CNES. Avec le soutien à la diffusion festivalière de la Région Centre-Val de Loire. 
Le texte a reçu le soutien du Centre National du Livre.

Texte édité aux éditions Théâtrales.

Production et diffusion collectif&compagnie
Production Estelle Delorme – 06 77 13 30 88 – estelle.delorme@collectifetcie.fr
Diffusion Géraldine Morier-Genoud – 06 20 41 41 25 geraldine.moriergenoud@collectifetcie.fr
PRESSE

L’écriture de Lola Molina résonne avec justesse à travers les corps et les voix des deux comédiens engagés, Charlotte Ligneau, à la sobre présence scénique, émouvante et paisible, et la force d’Antoine Sastre, en accord avec sa partenaire : proximité et détachement, recul et coups de colère.
Les interprètes parcourent cet espace à vif, semé d’obstacles et de vases éparpillés, avec derrière eux les images projetées de la vidéo de Jonathan Michel – des rêves de forêts embrasées, des visions poétiques de feuilles et frondaisons, verdures et couleurs.
Véronique Hotte, Blog Hottello, 11 avril 2021.

Charlotte Ligneau se compose une silhouette d’adolescente farouche, pieds nus avec son sweat à capuche. Elle a la sensibilité d’une écorchée vive. Le désir amoureux l’enflamme et la terreur de la mort la saisit. Elle passe de la douceur à la rage, des détails du quotidien à ses sentiments. Elle illumine la scène au milieu des fleurs, elle flambe, elle se consume. Antoine Sastre avec sa chemise de bûcheron répond à ses désirs, attentif, amoureux, discret. Tous deux donnent beaucoup de force à ce duo amoureux.
Micheline Rousselet, Blog Culture, 18 avril 2021

Dans ce beau spectacle qui oscille entre poésie et lyrisme, humour, cette politesse du désespoir, et violence, « chaque douleur est une bourrasque immense » qui nous entraîne un peu plus loin dans cette vie à mort rythmée par des accords de rock où chacun se perd et se retrouve.
Sarah Franck, Arts-chipels, avril 2021

L’écriture fine et ciselée dans un langage simple de Lola Molina accentue encore le côté onirique, sensible et mélodique. Charlotte Ligneau donne à ces mots un poids charnel, précis, touchant. Elle parvient à faire éclater dans son personnage tant la simplicité que la profondeur, tant la réalité de ses peurs que la grâce de vivre pour la fiction littéraire.
Bruno Fougniès,  La revue du spectacle, 15 avril 2021