SEASONAL AFFECTIVE DISORDER

SPECTACLE

Dolly est une gamine capable de boire un chocolat chaud, de mâcher un chewing-gum et de fumer une clope en même temps. Elle a des tatouages imaginaires et de vraies taches de sang dans le cou.
Vlad est l’homme au nom qui porte malheur.
C’est à l’Etap Hôtel de la Porte de Bagnolet qu’ils deviennent « Vlad et Dolly ». Commence alors une cavale rock et amoureuse, faite de bagnoles, de flingues et de nuits passées dehors. Autour d’eux, la nature et le temps se dérèglent : le soleil ne se lève plus. Elle est sa petite lumière d’aube. Il est son sauveur.

Seasonal Affective Disorder a reçu le Prix Laurent Terzieff 2018 de l’Association professionnelle de la Critique de Théâtre, Musique et Danse

Rouler encore un peu ensemble c’est plus précieux que la peur finalement.

GÉNÉRIQUE

Texte : Lola Molina
Mise en scène : Lélio Plotton
Avec : Anne-Lise Heimburger et Laurent Sauvage
Création sonore : Bastien Varigault
Création vidéo : Jonathan Michel
Création lumières : Françoise Michel
Régie : Maurice Fouilhé
Presse : Francesca Magni
Diffusion : Jessica Régnier – Les2bureaux
Texte publié aux Editions Théâtrales.
Teaser réalisé par Jonathan Michel
Crédits photos : Jonathan Michel / Victor Tonelli
Visuel fleurs : Auréline Adjadj

DATES

5 > 25 juillet 2019 :
Théâtre de la Manufacture , Avignon

20 décembre 2018 :
Théâtre du Garde-Chasse, Les Lilas

18 décembre 2018 :
Espace Athic, Obernai

24 août 2018 :
Festival La Mousson d’Eté, Pont-à-Mousson

28 mai 2018 :
Théâtre Mac Nab, Vierzon

14 février > 31 mars 2018 :
Théâtre du Lucernaire, Paris

NOTES D'INTENTIONS

Ce spectacle est un hors-piste poétique, palpitant et amoureux, dans lequel nous sommes plongés.
La scénographie est holophonique : la salle et la scène sont équipées d’un système de diffusion du son en multicanal, reconstituant un environnement sonore immersif, qui par la dispersion des sources suit le rythme de la course folle de Vlad et Dolly. La diffusion en multicanal permet d’accentuer certains évènements, de créer des gros plans sonores et de donner du mouvement. Le mixage des éléments diffusés dans les enceintes est différent et unique pour chacune d’entre elles. Avec Bastien Varigault, nous travaillons à créer une matière sonore à la fois narrative et musicale. Le spectateur entend ce qu’entendent les personnages. Les différentes ambiances, atmosphères et objets sonores des lieux de leur cavale passent par le filtre du ressenti de Vlad et Dolly. La réalité de l’environnement sonore est légèrement modifiée, amplifiée par la peur, l’excitation ou l’amour qu’ils ressentent.
En toile de fond de ce road-trip théâtral est projetée une vidéo qui restitue avec une extrême lenteur les changements de la nature. Avec Jonathan Michel, nous travaillons à la réalisation d’un long et unique plan séquence d’une vue fixe d’un paysage, retravaillé et re-colorisé. Cette image de la nature se teinte d’aplats de couleurs vives et artificielles et subira de brusques accélérations pour accompagner les variations des états intérieurs de Vlad et Dolly. En fuyant la ville et les lois, ils opèrent une sorte de retour à la nature, lieu à la fois dangereux et protecteur. Au contact de cette nature déréglée, à la fois berceau et lieu hostile, leurs corps se salissent et s’abîment. La vidéo est le rétroviseur que Vlad et Dolly ne quittent pas des yeux.
Avec Anne-Lise Heimburger et Laurent Sauvage, nous avons cherché à recréer sur scène une sensation électrique, celle du désir et du « hors-la-loi ».

Lélio Plotton.

Ce qui m’intéresse d’écrire ici c’est : et si le désir se réalise ? Au début de la pièce, Dolly est dans un bar, sa situation est extrêmement trouble, et il y a cet homme, Vlad, un peu moins paumé qu’elle, qui lui propose un toit pour la nuit puis de partir avec elle. Ce qui m’intéresse c’est la transgression qui s’opère simplement en assouvissant le désir de Dolly : et si quelqu’un arrivait et me soustrayait à la somme des responsabilités qui s’apprêtent à me tomber dessus ? Et Vlad arrive et le fait. Je voudrais qu’il y ait dans cette substitution du rêve à la réalité quelque chose de la subversion, du désir qui l’emporte sur la loi. Je voudrais que l’histoire de Vlad et Dolly déplace les repères de la permission et de l’autorisation chez celui qui l’écoute, je voudrais que cette histoire lui donne de la force et que cela ouvre des possibilités d’action.

Lola Molina.

PRESSE

La Dispute, France Culture, 19 février 2018 ( Ecouter le podcast ):
« C’est une très belle pièce. On est avec eux, on est dedans… C’est admirable car la mise en scène est très sobre, elle accompagne vraiment cette cavale ! »
Marie-José Sirach.

« Ce texte est courageux car il n’est pas politiquement correct ! J’ai été séduite par le jeu des acteurs. Anne-Lise Heimburger est éblouissante. Laurent Sauvage est magnifique. Par la seule force de leurs verbes, ils nous promènent. »
Fabienne Pascaud.

« Anne-Lise Heimburger est extraordinaire en femme enfant, Laurent Sauvage avec son côté Serge Gainsbourg est très bon. Le texte est vraiment bien écrit. »
Philippe Chevilley.

« Si on aime le théâtre il faut aller voir ce spectacle au Lucernaire. Le texte de Lola Molina sur la forme et sur le fond est vraiment intéressant. Les acteurs sont d’un très bon niveau, ils nous permettent de tout voir. J’ai été ému, c’est une déclaration d’amour au théâtre. »
Arnaud Laporte.

La Croix, 26 février 2018 :
« Anne-Lise Heimburger est Dolly. Blonde, tee-shirt et jean, juvénile et fragile, elle est animal sauvage que rien ni personne ne saurait contraindre. Il y a encore de l’innocence de l’enfance, chez elle, mais aussi de la dureté de la femme vieillie avant l’âge, décidée, au point, elle qui n’en a pas, d’aller voler un bébé…
Laurent Sauvage est Vlad, l’homme au costume gris qui, croit-il, porte malheur, le sien et celui des autres. Vivant d’expédients et de braquages, il est comme revenu de tout, fatigué, prêt à renoncer. Contrairement, ou plutôt en contraste avec celui d’Anne-Lise Heimburger, son jeu est plus distant, épuré, mais tout aussi subjugant, mythique dirait-on au cinéma, que l’on n’oublie pas. »
Didier Méreuze.

Télérama, 21 mars 2018 :
TTT « Une histoire à la Bonnie and Clyde, mais sur les planches. Côté théâtre. Et avec toute la magie du théâtre. Anne-Lise Heimburger et Laurent Sauvage hypnotisent l’auditoire, avec le récit chaotique et insolent d’une équipée sauvage tissée de vols, d’amours, de fuite, de flics et de sang. »
Fabienne Pascaud

Webtheatre, 26 février 2018 :
« Il y a un souffle, une musique, un chant exceptionnels dans la pièce de Lola Molina. C’est un blues littéraire, un texte dramatique qui a des allures de roman et de film. La mise en scène de Lélio Plotton emploie des moyens sophistiqués (son tournant en multicanal, vidéo d’images quasi abstraites sur un écran légèrement en retrait, au centre de la scène, micros pour varier l’intensité des voix) pour atteindre à une parfaite simplicité. Car, face à cette œuvre faite du récit de l’homme alternant avec des scènes dialoguées, tout repose sur les deux comédiens, souvent dans la narration et brusquement dans l’action, dans un jeu à deux intense et épuré. […] Avec la compagnie Léla que dirigent Lélio Plotton et Lola Molina, l’on a affaire – c’est évident – à des artistes qui cavalent déjà en tête de leur génération. »
Gilles Costaz.

Le Canard enchaîné, 28 février 2018 :
« La jeune dramaturge Lola Molina, qui ne manque pas de souffle, a écrit cette histoire. Elle se joue du thème éculé du couple en cavale grâce à une écriture incisive, à des héros jamais manichéens. […] La mise en scène de Lélio Plotton est simple, le résultat percutant. Deux micros sur pied plantés de part et d’autre du plateau. Un écran installé au milieu. Des images floues qui défilent. Une vitre pleine de gouttes de pluie, une route, des paysages… Bref, trois fois rien, pas d’esbroufe. Et deux comédiens troublants. Voici Anne-Lise Heimburger. Elle apparaît d’abord comme une silhouette dans la demi-obscurité. Elle est cette blonde insaisissable, moitié gamine, moitié adulte, qui déborde de spontanéité, d’inconscience, ensorceleuse. Et puis il y a Laurent Sauvage, les cheveux grisonnants plaqués en arrière, la mine tourmentée, la voix de fumeur. Une dégaine à la Gainsbarre, à la Bashung. Et ces regards perdus, ce jeu tout en retenue, ce déchirement entre un amour coupable et son désir de sauver Dolly. »
Mathieu Perez.

Liberation, 2 mars 2018 :
« Au Lucernaire, Laurent Sauvage et Anne-Lise Heimburger incarnent avec grâce et justesse les héros paumés de la pièce de Lola Molina. […] Dolly a 14 ans, et Vlad la quarantaine passée. C’est donc aussi un peu Lolita et Humbert Humbert version pop, dans une virée hallucinée, les flics au cul, l’amour au vent et la morale dans le rétro. […] Deux corps, deux voix, et la simplicité quasi nue du plateau. »
Augustin Guillot.

Le Pariscope, 5 mars 2018 :
« Laurent Sauvage et Anne-Lise Heimburger sont au sommet de leur magnétisme. Jamais on ne les aura vus aussi alchimiques, Laurent Sauvage toujours dans cette désinvolture apparente, gainsbourienne en diable, qui lui va si bien et qu’il porte ici à incandescence, Anne-Lise Heimburger, feu follet de jeunesse et de sensualité. Tous les deux, ils sont remarquables, désirables et impénétrables, jamais attendus. Car dans ce contexte de grande proximité lié à la taille de la salle et à la disposition des gradins, on est littéralement projeté dans l’intimité de leur destin sans que le mystère de chacun jamais ne soit percé. Rien n’y est illustratif ni appuyé, ni le texte, ni la mise en scène, ni le jeu. Et pourtant tout existe, l’amour surtout. Et c’est vraiment très beau. »
Marie Plantin.

L’Humanité, 12 mars 2018 :
« Seasonal Affective Disorder / Trouble affectif saisonnier, de Lola Molina, est une pièce brillante sur une histoire d’amour impossible. Un thriller haletant qui ne vous lâche pas.[…] Une écriture d’une fluidité rayonnante, qui livre au spectateur l’incandescence et la complexité des sentiments qui traversent le couple, leurs certitudes, leurs errements. […] Il fallait deux acteurs qui aient du cran, du chien, deux acteurs qui n’aient pas froid aux yeux pour endosser ces rôles. Laurent Sauvage et Anne-Lise Heimburger sont impressionnants. »
Marie-Josée Sirach.

INFORMATIONS DE PRODUCTION

COPRODUCTION
Compagnie Léla / D.R.A.C Centre – Val de Loire / Prix Lucernaire – Laurent Terzieff – Pascale de Boysson 2017 / Région Centre – Val de Loire.

PARTENAIRES
EMMETROP-Bourges / Studio d’arts numériques du Théâtre-Studio d’Alfortville / La Pratique / Compagnie Cécile Loyer

SOUTIENS AVIGNON
SPEDIDAM / Maison de la Culture de Bourges

PRIX
Seasonal Affective Disorder a reçu le Prix Laurent Terzieff 2018 de l’Association professionnelle de la Critique de Théâtre, Musique et Danse.

Le projet a reçu le Prix Lucernaire – Laurent Terzieff – Pascale de Boysson 2017 qui encourage la création d’un texte contemporain.

Texte sélectionné par Texte En Cours pour TEC 2016, les E.A.T., le Panta Théâtre, les Mardis Midi du Théâtre 13, Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2017, la Mousson d’Eté 2017, Prix Godot des Lycéens.

DOSSIERS